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Dépression et maladies mentales : un des premiers facteurs de risque du décrochage scolaire!

Dépression et maladies mentales : un des premiers facteurs de risque du décrochage scolaire!

Être bien entouré pour réussir à l’école.

Montréal, le 4 mai 2010 – Dans le cadre de la Semaine nationale de la santé mentale, la Fondation des maladies mentales tient à souligner que la dépression et les maladies mentales sont une problématique d’actualité qui concerne également de près nos jeunes. Qu’il soit question de troubles dépressifs, d’anxiété, de dépendance aux drogues, de phobies sociales ou de trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité, l'abandon d'un projet scolaire en est souvent le résultat. 

C’est avec l’intime conviction qu’il y a urgence d’agir que la Fondation des maladies mentales continue, chaque jour, son action pour favoriser la santé mentale et lever les préjugés. Mais force est de constater qu’il reste encore beaucoup à faire.

Pour le Dr Martin Tremblay, psychiatre, président du conseil d’administration et porte-parole scientifique de la Fondation des maladies mentales, une grande majorité de jeunes et de parents confondent dépression et déprime. De ce fait, ils ne savent pas intervenir à temps pour aider les jeunes qui ont besoin d’aide. « Une dépression non ou mal diagnostiquée peut avoir des conséquences graves sur la poursuite des études, la personnalité, le caractère et l’avenir même de ces jeunes individus », souligne Dr Tremblay. « En prévenant la dépression, nous travaillons en amont de plusieurs problématiques comme le suicide chez les jeunes et le décrochage scolaire. » Par ailleurs, il est démontré qu’un pourcentage alarmant des jeunes suicidés souffraient d’une forme de maladie mentale, dont souvent la dépression.

 

Les études réalisées par l’équipe de recherche de la chercheure Diane Marcotte, professeure titulaire au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal, ont permis de démonter que la dépression se situe au premier rang des facteurs de risque de décrochage scolaire au début du secondaire. « Toutefois, ces jeunes passent souvent inaperçus aux yeux des enseignants puisqu’ils ne présentent pas nécessairement de troubles de comportements extériorisés », a indiqué Mme Marcotte. « Pourtant ces jeunes vivent une grande souffrance. » L’étude a également identifié que les jeunes dépressifs présentent un risque deux fois plus élevé de décrochage scolaire suite à la transition primaire-secondaire que leurs pairs non dépressifs. Les résultats suggèrent une relation de réciprocité entre une attitude négative envers l’école et les symptômes dépressifs chez les garçons 

Il n’est pas inutile de rappeler qu’un Québécois sur six souffre d’une forme ou d’une autre de maladie mentale. Le taux de suicide des jeunes Québécois demeure parmi les plus élevés au monde. Au travail, un employé sur 5 sera atteint de dépression au cours de sa carrière, une maladie qui touche également près de 16 % des aînés.

Pour le Dr. Stéphane Kunicki, chef des soins intensifs psychiatriques et psychiatre à l'unité d'intervention de crise de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine et porte-parole scientifique de la Fondation des maladies mentales, il faut rappeler la probabilité du risque de décrochage d’un élève dépressif est près de 2 fois plus élevée que celle d’un étudiant qui n’est pas dépressif. « Plus le sentiment dépressif est marqué, plus le facteur de risque de décrochage est grand : la probabilité de décrochage est de 33 % chez les garçons très dépressifs, mais seulement de 3 % chez les garçons où le sentiment dépressif est faible », a-t-il indiqué. « Il est à noter également que 5 à 10 % des adolescents souffriront de dépression majeure et que 70 % d’entre eux ne seront pas diagnostiqués et ne recevront pas de traitement », a ajouté Dr. Kunicki.

 

Selon diverse études, le trouble dépressif atteint 5 à 10 % de la population adolescente, mais c’est, dans les faits, environ 15 à 20 % des adolescents qui seront aux prises avec des symptômes dépressifs d’une ampleur assez importante pour qu’il soit justifié d’intervenir. C’est ce que l’on nomme le syndrome dépressif.

La faible scolarisation se traduit par des salaires moins élevés, moins d'impôts payés, une moins bonne santé, une espérance de vie moindre, davantage de périodes de chômage, des risques de dépression plus élevés et une plus faible participation civique.

Face à cette réalité, il faut agir rapidement pour permettre le dépistage précoce des maladies mentales, informer et sensibiliser le public, principalement les jeunes, diminuer la souffrance ainsi que les coûts sociaux et économiques liés aux maladies mentales.

 

À l’occasion de la Semaine nationale de la santé mentale, Dr Tremblay tient à rappeler l’importance de développer un réseau positif – comme outil de prévention - qui entoure les jeunes, mais également leurs parents et les intervenants marquants dans leur vie. 

De plus, afin d’intervenir auprès des jeunes à risque de décrochage que sont les jeunes dépressifs, Mme Marcotte a élaboré un programme de prévention de la dépression pour les jeunes de 14 à 17 ans. Le programme Pare-Chocs (chez Septembre éditeur), qui sera également présenté lors du congrès de l’ACFAS la semaine prochaine, vise à enseigner des habiletés de protection contre la dépression telles que les habiletés sociales, de communication et de résolution de problèmes, tout en développant les connaissances des participants et de leurs parents sur la dépression. Le programme fait présentement l’objet d’une vaste étude évaluative.

 « Comme tout individu, mais plus particulièrement à cette étape de leur développement, les jeunes doivent sentir qu’ils font partie d’un groupe, qu’ils sont entourés et que si besoin est, ils peuvent s’exprimer sans crainte d’être jugés », a affirmé Dr. Tremblay. « Plus d’un million de jeunes Canadiens souffriront de maladies mentales durant leur adolescence et ce sont les jeunes de 20 ans et moins qui présentent un taux d’incidence de la dépression le plus élevé. Les programmes de prévention de la dépression et des maladies mentales sont donc essentiels afin d’éduquer les jeunes et leur entourage et tenter de prévenir ces situations extrêmement difficiles pour nos jeunes », a conclu le porte-parole de la Fondation des maladies mentales.

Le 19e tournoi de golf de la Fondation rapporte 200 000 $

C’est sous la coprésidence d’honneur de M. François Côté, vice-président à la direction et président de TELUS Québec et de TELUS Solutions en santé et de M. Joseph Iannicelli, président et chef de la direction de la compagnie d’assurance Standard Life qu’avait lieu, le 8 juin dernier, le tournoi de golf annuel de la Fondation des maladies mentales. 190 golfeurs se rassemblaient au Club de golf Elm Ridge de l’Île Bizard pour participer à la 19e édition de ce tournoi regroupant plusieurs personnalités du milieu des affaires. L’événement a permis à la Fondation des maladies mentales de recueillir 200 000 $ de revenus, qui serviront au financement de ses programmes de prévention de la maladie mentale et de ses services.



(de gauche à droite) : M. Donald Bastien, président du comité organisateur du tournoi et vice-président principal et directeur général de CTV Montreal, M. Joseph Iannicelli, coprésident d’honneur du tournoi et président et chef de la direction de la compagnie d’assurance Standard Life, Dr Martin Tremblay, président du conseil d’administration de la Fondation des maladies mentales, M. François Côté, coprésident d’honneur du tournoi et vice-président à la direction et président de TELUS Québec et de TELUS Solutions en santé.

La Fondation des maladies mentales reçoit 100 000 $ de la Banque CIBC

Le 6 juin dernier, la Fondation des maladies mentales recevait un chèque de 100 000 $ de la Banque CIBC, lors de l’ouverture officielle du centre bancaire Quartier DIX30 à Brossard. « Nous sommes heureux de contribuer aujourd’hui à la Fondation des maladies mentales pour soutenir ses efforts de sensibilisation aux maladies mentales et de démystification des tabous associés aux questions de santé mentale au Québec », de déclarer M. Sylvain Vinet, premier vice-président, Région Est du Canada, Marchés de détail CIBC.

Ce don, qui est remis dans le cadre de la campagne de financement « Il y a urgence d’agir », permettra à la Fondation de poursuivre et développer ses programmes Solidaires pour la vie pour les jeunes et Ça me travaille pour les travailleurs, ainsi que son futur programme de prévention de la dépression auprès des aînés. Cette généreuse contribution de la Banque CIBC servira également à la création d’un fonds destiné au soutien de jeunes chercheurs en santé mentale ainsi que la création d’un centre pour l’amélioration de la qualité de vie et la promotion de la santé mentale. Ce centre offrira des services intégrés d’orientation et d’information ainsi que des formations reliées à ses programmes.

 « La Fondation des maladies mentales est fière de pouvoir à nouveau compter sur le soutien de la Banque CIBC. Voilà près de 10 ans que cette grande institution financière appuie la Fondation dans son action en prévention des maladies mentales. Par ce geste, la Banque CIBC démontre qu’elle tient à jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre les maladies mentales et contribue ainsi au mieux-être des Québécois et Québécoises », de dire Dr Martin Tremblay, président du conseil d’administration de la Fondation des maladies mentales.

Au Québec, à tout moment, une personne sur six souffre d’une forme ou d’une autre de maladie mentale. Grâce au soutien d’entreprises telle que la Banque CIBC, la Fondation peut non seulement contribuer au dépistage précoce de ces maladies, mais également informer et sensibiliser le public afin de diminuer les souffrances humaines ainsi que les coûts sociaux et économiques qui en résultent. La Fondation des maladies mentales félicite et remercie la Banque CIBC pour son généreux don et sa contribution à l’avancement de la cause des maladies mentales.

De gauche à droite: Éric Lucas, ancien champion du monde de boxe, Michel Lachapelle, directeur général, District de la Rive-Sud, Banque CIBC, Sylvain Vinet, Premier vice-président, Distribution, Détail, Est du Canada, Banque CIBC, Daniel Lucier, conseiller, Ville de Brossard, Chantal Sauvé, directrice, centre bancaire CIBC Quartier DIX30, Alexandra Mendès, députée fédérale, Brossard-La Prairie, Dr Martin Tremblay, président du conseil d’administration de la Fondation des maladies mentales, Sylvie Bérubé, vice-présidente associée, District de la Rive-Sud, Banque CIBC, Michel Cantin, vice-président, Marché du Québec, Banque CIBC.

 
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