Violence
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La violence peut prendre plusieurs formes : agression, abus, intimidation, violence verbale, etc. Dans la vie d’un adolescent, elle peut apparaître entre autres dans son milieu familial, à l’école, dans ses relations de couple, etc. L’adolescent peut, soit en être la victime, soit en être la source.
L'expérience de la victimisation est associée à une consommation accrue de drogues, d'alcool et de tabac, à des troubles de l'alimentation et à des problèmes de santé mentale. Elle peut entraîner une perte d'estime de soi et d'autres problèmes psychologiques, qui entraînent à leur tour, des difficultés à l'école, au travail et dans les relations personnelles. (Conseil canadien de développement social. « It's a Matter of Good Health: Stop Youth Violence », Vis-à-vis : bulletin national sur la violence familiale, 13 (2) (printemps 1996), p. 1,4.)
L'expérience précoce de la violence peut créer un modèle qui influencera toute la vie de la personne. Une petite fille ou une adolescente qui est maltraitée peut intérioriser sa souffrance, ce qui provoquera l'apparition de comportements autodestructeurs, comme l'automutilation ou les troubles alimentaires. Un petit garçon ou un adolescent qui est maltraité peut extérioriser sa souffrance, ce qui le poussera à être violent envers les autres. Beaucoup de jeunes au comportement violent se livrent aussi à des pratiques autodestructrices, par exemple, des tentatives de suicide (Lundy, Colleen, et Mark Totten. « Youth on the Fault Line », Le travailleur social (automne 1997).
Par ailleurs, des manifestations et un comportement de violence inhabituels chez un adolescent peuvent être le signe qu’il vit une dépression. L’irritabilité excessive est l’une des manifestations de dépression les plus courantes chez les jeunes. Cette irritabilité peut se traduire par de l’intolérance, de l’agressivité et de la violence. Un jeune souffrant de dépression peut également tenter de masquer sa souffrance en adoptant un comportement violent jusque-là absent (bagarre, fugue, vol, etc.)
Environ 100 000 demandes de service sont adressées chaque année aux différents centres jeunesse du Québec. De ce nombre, en 2003-2004, près de 60 000 ont donné lieu à un signalement en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse et quelque 29 000 ont été retenues parce qu’on estimait que la sécurité ou le développement des jeunes pouvaient être compromis. (Stratégie d’action jeunesse 2006-2009 © Secrétariat à la jeunesse, Gouvernement du Québec, 2006)
Chaque année, environ 20 000 jeunes reçoivent des services dans le cadre de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. (Stratégie d’action jeunesse 2006-2009 © Secrétariat à la jeunesse, Gouvernement du Québec, 2006)
Violence dans les fréquentations
Plusieurs mythes subsistent sur la normalité des comportements violents dans les relations amoureuses (jalousie, harcèlement sexuel et psychologique, coercition) et certaines statistiques nous font dire qu’il faut continuer le travail d’éducation entrepris dans le but d’outiller les jeunes afin qu’ils puissent développer des relations empreintes de respect et d’équité.
Chez les femmes, le fait d’être victimes de la violence physique ou sexuelle exercée par l’homme qu’elles fréquentent entraîne une augmentation du risque de consommation d’alcool et d’autres drogues, des comportements malsains quant au contrôle du poids, des comportements sexuels risqués, des grossesses et des comportements suicidaires. (Jay G. Silverman, Anita Raj, Lorelei A. Mucci, Jeanne E. Hathaway. « Dating Violence Against Adolescent Girls and Associated Substance Use, Unhealthy Weight Control, Sexual Risk Behaviour, Pregnancy and Suicidality ». JAMA 286, 5 (1er août 2001), aux p. 572 à 579)
Les études indiquent que la violence dans les fréquentations peut toucher tout le monde peu importe l’âge, la race, l’orientation sexuelle, le statut socio-économique ou le lieu de résidence. Elle survient tant dans des relations entre adolescents que dans des relations entre adultes. Une étude menée au Nouveau-Brunswick a établi que la violence dans les fréquentations pouvait débuter dès l’âge de 13 ans. (E. L. Price et coll., Dating Violence Among New Brunswick Adolescents: A Summary of Two Studies (Fredericton: Muriel McQueen Fergusson Centre for Family Violence Research, 2001)
La violence dans les fréquentations peut causer un tort émotionnel important aux hommes et aux femmes qui en sont victimes. Il peut se manifester par de la dépression, de l’anxiété, des sentiments de tristesse et de désespoir ou encore des idées et des tentatives de suicide (D. A. Wolfe et coll., “Child Maltreatment: Risk of Adjustment Problems and Dating Violence in Adolescence.” Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry 40, 3 (2001): 282-289)
Liens utiles
Choix.org
www.deal.org/content/index.php
Courriel : deal-choix@rcmp-grc.gc.ca
L'initiative de lutte contre la violence familiale
www.phac-aspc.gc.ca/ncfv-cnivf/violencefamiliale/initiative_f.html


